Hier
à 07h du matin, le ciel nous attendait avec une escapade de 45 minutes en
montgolfière… Que dire mis à part que c’était vraiment magnifique ! Un
décollage en douceur, un silence reposant quelquefois interrompu par le son du
feu craché par la montgolfière… mais toujours cette sérénité qui vous prend dès
les premiers instants dans l’air…
‘1300
feet’ nous dit le pilote et une vue imprenable sur les monuments égyptiens de Luxor,
les champs verdâtres, les maisons authentiques et surtout le cri des enfants…
« Helloooo » criaient-ils en nous faisant un signe de la main !
TOUS sortaient de leur maison, montaient sur les toits, couraient sur les
routes pour nous faire un petit coucou ! Tous ces cris de bienvenue m’ont
donné les larmes aux yeux… Juste un sourire, juste un signe et des enfants
aussi gentils que curieux….
Imaginez-vous
passant au dessus des cimes des maisons et qu’apparaissent à chacune d’entre
elles, des petites têtes et parfois vous entendez une voix, vous recherchez
d’où elle peut bien provenir. Vos yeux recherchent l’enfant, vous le trouvez
finalement et lui renvoyez son « bonjour » d’un signe de la main. Et
ils sont tellement heureux d’avoir attiré un peu votre attention et vous vous
sentez bien d’avoir pu « communiquer » un peu avec ces enfants égyptiens.
A
l’atterrissage, ce fut autre chose !
Les
enfants guettent les montgolfières qui atterrissent (car bien évidemment, nous
ne sommes pas les seuls) puis courent derrière elles et quand nous approchons
du sol, une ruée d’enfants se bousculent vers nous pour demander quelques
pièces, des stylos ou bonbons. Et là, une gêne se fait sentir, ces enfants nous
rappellent la misère de ce monde, j’ai un haut le cœur, le rêve se brise un peu
jusqu’à ce que vous vous rendiez compte que même si au final, vous ne leur
donnez rien, ils vous donnent tout de même un sourire et vous disent tout
simplement « bye bye »…
Dans la même journée, nous avons fait une promenade en
dromadaire et une autre en calèche à la rencontre de la population. Nous sommes
passés dans le zouk et des lieux de vie traditionnels et authentiques. Là
aussi, une population ouverte qui n’hésite pas à nous souhaiter la bienvenue et
des enfants en quête de cadeaux, mais toujours avec le sourire. Une petite
fille qui nous montre avec la main qu’elle voudrait qu’on lui donne un stylo.
Rien que ça ! C’est là que l’on comprend tout le sens des associations qui
récupèrent les cahiers, livres, stylos etc… et les amènent dans les pays comme
celui-ci. A présent, je sais que la prochaine fois, ma valise sera pleine
d’objets qui peuvent leur être utile. Chez nous, en France, on jette tellement
de choses qui sont encore utilisables et ici on s’arrache des stylos ! Je
ne pense pas du tout que cette population soit malheureuse, ils ont une terre
fertile et personne ne meurt de faim. Ils n’ont peut être pas tout ce qu’on a
en France mais ils ont une richesse que nous n’avons plus dans les grandes
villes, une « ouverture aux autres », aller vers l’autre, être curieux
de l’étranger et ne pas en avoir peur.
Même
si tout a l’air pauvre, je sens tellement de chaleur venant de cette
population… N’oublions jamais que la richesse matérielle n’est rien comparée à
cette richesse émouvante et profonde que l’on peut ressentir au fond de notre
Cœur… Je pense qu’ils le comprennent mieux que nous…
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